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Audrey

Ta différence, ton atout

By | Rencontres, Un visage, une histoire

Quelle est ta force ?

Quand allons nous arrêter de vivre dans la peur, la peur de l’autre, de la différence ?

Qu’elle soit visible ou invisible, cette différence devrait, doit être un avantage pour tout le monde, afin de vivre sa vie en toute confiance.

La peur, c’est ce sentiment qui peut t’habiter parfois,

Qui envahie tes pensées,

Qui t’empêche d’avancer.

Peu importe qui tu es, ce que tu veux être, tu as le droit d’exprimer qui tu es au plus profond de toi sans avoir peur du regard des autres.

La liberté ou la prison ?! Vive l’inclusion.

Avec cette série de portraits, je souhaite mettre en avant toute forme de différence, qu’elle soit, visible, physique ou invisible, psychique.

Julie & Imane

Myriam & Anais

To Be Continued ...

Tomber les masques

By | Voyage initiatique

Petit, Petite

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé.

Regarde l’enfant insouciant et rêveur que tu étais,

Evoluant dans un monde qui t’a souvent rejeté.

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé.

Enlève ces masques qui t’empêchent d’avancer.

Laisse derrière toi ces souffrances,

Commence par accepter l’être merveilleux que tu es.

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé.

Arrête de lutter, pardonne ces erreurs,

Et commencer à aimer.

Au fond, on a tous le même but,

Se sentir aimer pour qui on est, avec nos particularités.

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé.

Regarde, tu as la force et le courage de trouver au plus profond de toi,

Ta propre unité pour pouvoir briller.

C’est la clé pour ta propre liberté,

Pour t’aimer,

Pour aimer.

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé,

Qui t’empêche tant de t’ouvrir.

Peu importe où tu en es dans cette aventure qu’est la vie,

Donne toi l’amour qu’à l’extérieur tu as tant cherché.

Fait une pause, prend le temps d’écouter l’enfant meurtri durant toutes ces années,

Au plus profond de toi, qui ne demande qu’à s’exprimer.

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé.

Ne te retournes pas, laisse derrière toi toutes ces blessures accumulées,

Car dans l’obscurité, tu trouveras la lumière, de ton être formidable et imparfait.

Sourit à ton enfant intérieur, rêve et vit pleinement qui tu es.

Petit, Petite, libère toi de cette prison qu’est le passé.

Retrouve un coeur pur,

Qui après tant d’années a été abîmé.

Petit, Petite, écoute ton coeur battre,

Car c’est le seul qui te mènera à ta propre vérité,

Et fera de toi, un Homme vrai et complet.

Mémoires

By | Voyage initiatique

Les portes du passé

Revenir sur les lieux dans lesquels j’ai grandi, me permet de mettre fin à des sentiments m’empêchant d’avancer ; la nostalgie et la mélancolie.

Je ne refoule pas mon passé, il m’a fait grandir. Mais je le laisse s’éloigner peu à peu pour m’ouvrir à un nouveau cycle, à d’autres joies.

Il est nécessaire de revenir à soi pour comprendre son passé, ses blessures pour avancer en toute confiance vers un avenir plus en adéquation avec qui nous sommes réellement.

Ce travail est un travail personnel, créatif et introspectif pour dire au revoir à mon passé ; les portes sont le reflet de ces mémoires.

Paris 20ème

1993

L’aventure commence ici.

Saint Geneviève Des Bois

1993-1999

Le début de la vie.

Lyon 5ème

1999-2003

Un renouveau, un retour aux sources.

Lyon 5ème

2003-2011

Une adolescence lyonnaise.

Avignon

2011-2013

Premier pas vers l’indépendance.

Lyon 5ème

2013-2016

Retour à Lyon.

Paris 15ème

2016-2017

Premier pas dans la sphère professionnelle.

Paris 10ème

2017-2019

La vie parisienne.

Paris 18ème

2019

En transit.

Bagneux

2019-2020

Une vie en mutation, des rêves pleins la tête .

Et la boucle est bouclée.

De Paris à Copenhague

By | Voyage initiatique

La vie est un voyage initiatique, un vertige pour être en harmonie avec soi même.

La vie est un enchainement d’expériences qui nous fait avancer vers notre propre vérité.

Ce sont lors de voyages en train, en bus, que mon regard se pose sur ce qui est, que je contemple un paysage à travers ma fenêtre, que je me laisse aller à rêver.

Ca faisait longtemps que je voulais voyager en Europe sans prendre l’avion. Je devais me rendre à Copenhague ; j’ai donc décidé de prendre le temps de voyager en car en m’arrêtant dans plusieurs villes. Je suis passée par Bruxelles, Amsterdam, Hambourg pour arriver à Copenhague. Pour le retour, je suis passée par Berlin.

Lors de ce voyage, je me suis laissée aller à la contemplation, à de vraies sensations, me permettant de me sentir vivante.

Ce projet est un ode à la nature, à la vie, à la connaissance de soi, aux bonheurs simples ; un retour à l’essentiel.

Premier stop

BRUXELLES, mon inconnue.

 

Pour la première fois je pose mon regard sur toi.

J’arpente tes ruelles, mes sens sont éveillés,

Par tes odeurs et arômes qui te sont propres.

Deuxième stop

AMSTERDAM, ma belle naturelle.

 

D’un canal à l’autre, je me sens traversée par ta vraie nature,

Par le vent dans les feuillages,

Par le bruit de l’eau ruisselante sur les pavés de ta petite ceinture.

Mon esprit divague dans tes ruelles,

Se laissant traverser par tes élans d’amour.

Sur la route

Entre Amsterdam et Hambourg,

 

Je me sens toute petite face à l’univers, la terre, le ciel, la nature.

Troisième stop

HAMBOURG, ma nouveauté.

 

Tes briques me font rougir de plaisir.

Une balade à proximité de ton lac,

Réveille en moi la passion de l’exploration,

La vibration d’un sentiment pur et profond.

Sur la route

Entre Hambourg et Copenhague

 

Je suis sur un bateau, prête à rejoindre le Danemark ; ce pays sur lequel j’ai posé mon regard tellement de fois, que je suis tombée sous le charme de sa capitale, sa fraîcheur, son originalité.

Je ne suis pas sur terre lors de cette traversée, mais pourtant, je me sens tellement en symbiose avec elle, avec ce grand tout, que je ne peux contrôler, que ne nous pouvons contrôler.

Je suis présente pour le coucher de soleil. Je suis transportée par cet instant de volupté, traversée par d’intenses émotions ; de la mélancolie du passé à une joie profonde du moment présent. Mon esprit et mon corps s’apaisent peu à peu, laissant place à la contemplation. C’est un moment spécial et unique, mes yeux sont grands ouverts.

Je me connecte à toi, Je suis toi, tu es moi.
Avec toi, je respire, je me sens vivre,
Je me laisse aller à mes pensées,
Je me laisse traverser par mes émotions.
Si je me connecte à toi, je me connecte à moi.
Le temps est suspendu quand je contemple ta beauté naturelle,
Je suis fascinée par l’intensité de tes couleurs, la douceur de ton souffle sur mon visage, ta simplicité.
Le temps est suspendu quand je m’arrête pour te regarder.
Je suis traversée par ton énergie, ta pureté.

Ce grand tout qui ne fait qu’un.
La nature indissociable de l’être humain.
La nature, la vraie, cette part de toi, élégante et réconfortante.
Cette beauté t’apporte ce dont tu as besoin, humain,
Qui te réconforte à chaque fois que tu as envie de rêver,
Celle qui, certains matins, gris et maussades, te permet de te sentir vivant,
Celle, qui fait remonter à la surface des émotions, longtemps refoulées,
Celle qui t’accepte tel que tu es.

Quatrième stop

COPENHAGUE, ma fidèle.

 

Je sens cette chaleur intense,

Tu m’apaises, je sens ce bien être que tu dégages,

Malgré ce froid hivernal.

Le long de la mer, le vent du nord me fait frissonner.

Face à la mer, face à mes émotions,

Je ressens un profond désir de me libérer,

Et de plonger dans ma propre vérité.

Sur le retour, cinquième stop

BERLIN, ma courageuse.

 

Malgré ce passé qui a laissé des traces,

Dans ton centre divisé tu restes entière.

Le pouvoir de ton histoire, des artistes qui font ta renommée,

Rempli ton coeur d’amour, longtemps blessé.

Tu as mis du temps pour te reconstruire,

Tu profites aujourd’hui de ton rayonnement pour briller.

Cette paix me donne envie d’avancer.

Le paradoxe Marocain

By | Explorations, Hors de nos frontières

Entre modernité et authenticité

Me voilà partie à la découverte du Maroc du Nord. Le séjour se déroule en trois étapes ; Fès, la ville intellectuelle et spirituelle du Maroc, Tétouan, la ville blanche à proximité du détroit de Gibraltar, et Chefchaouen, dans les montagnes du Rif, au nord ouest.

Sur la route, j’ai pu confronter, par le biais de mes rencontres, mes interrogations sur la situation du pays. 

Regard sur l’avenir, certains jeunes rêvent de quitter le Maroc pour explorer le monde, comme me confie Omar, travaillant dans la «Guesthouse» dans laquelle je suis restée à Tétouan, pendant que d’autres, restent pour faire perdurer les traditions en continuant l’activité artisanale de la famille. D’autres veulent partager leur patrimoine en développant des activités pour les touristes. C’est ce que fait Oussama, guide dans son quartier d’origine à Fès.

C’est intéressant de comparer cette jeunesse par rapport à la vision occidentale. Pendant que la valeur « travail » est remis de plus en plus en question et redéfinie par la jeune population occidentale, les jeunes marocains, eux, tendent à vouloir suivre de plus en plus notre modèle occidental, basé sur l’aspect matériel. C’est la seule façon pour eux de s’émanciper et vivre d’autres expériences. 

(Mon vol retour prévu le 14 mars, fut annulé à cause de la pandémie du Coronavirus. Nous avons eu la possibilité de se faire loger quelques temps à Casa, le temps de trouver une solution rapide pour rentrer).

Fès ou la capitale intellectuelle et spirituelle du Maroc

Historiquement, c’est la plus ancienne cité du Maroc. La ville se compose de 3 parties. Fès El Bali, le quartier le plus ancien, Fès El Jédid, où se trouve le palais royal, le quartier Juif, et la ville nouvelle, partie résidentielle de la ville. J’ai préféré me balader dans la médina, soit le quartier de Fès El Jédid, où les petites ruelles grondent de monde et de petits commerces d’artisans. La médina est d’ailleurs classée au patrimoine de l’UNESCO.

La ville détient la plus grande université du monde où à l’époque, elle accueillait, philosophes, médecins, historiens. Aussi, elle est reconnue pour ses traditions artisanales, les babouches, les verres à thé, le tannage, depuis le moyen âge avec les fameuses tanneries Chouara, la plus ancienne du pays. En me baladant dans la médina, j’en découvre des plus petites. Je m’y arrête, je discute avec les personnes là bas, qui m’expliquent leur travail du cuir dans les tanneries. Les artisans travaillent les peaux de moutons, de vaches, de chèvres et de chameaux. Il faut une trentaine de jours pour réaliser une belle peau, il y a plusieurs étapes. Il faut tout d’abord plonger les peaux plusieurs jours dans des bassins remplis de chaux, de fiente de pigeon et d’ammoniac. Ensuite, il faut les colorer. Les tanneurs utilisent des éléments naturels pour la teinture ; fleur de pavot, écorce de grenadier pour le rouge, henné pour le orange, menthe pour le vert, safran pour le jeune, … Les peaux sont rincées puis séchées au soleil pendant quelques jours avant de pouvoir être travaillées. Ce travail est fastidieux et dangereux pour leur santé. Les tanneries se vident, les anciens restent, les jeunes, pour la plupart, se débrouillent pour faire autre chose. Cela rend perplexe et inquiet les plus anciens pour savoir si leur savoir faire, ancestral, va perdurer ou non. Ici, on trouve des artisans travaillant le bois, le cuivre, tissent des tapis berbère (plus grand peuple ethnique au Maroc). 

Début mars, les fins de journées sont douces. Quoi de mieux que contempler la médina disparaitre peu à peu, laissant place à l’obscurité. Je suis fascinée par les couleurs de ce coucher de soleil. 

Tétouan ou la ville blanche

Départ pour Tétouan, près de 5h de bus, au nord de Fès, dans le Rif occidental. Le trajet est magnifique, la végétation est sublime. 

Tétouan se compose de la nouvelle ville, aérée, aux airs hispano-mauresques et la médina, classée également au patrimoine de l’UNESCO. C’est la ville la plus hispano-mauresque du Maroc. Aussi, chaque ruelle se consacre à une activité particulière. 

La ville est à quelques kilomètres de la mer. A bord d’un petit taxi bleu local, me voilà partie dans la petite ville de Martil, ville balnéaire. 

Sur le rivage, les pêcheurs rentrent tranquillement de la pêche.

Chefchaouen ou la ville bleue

Depuis un moment, ce petit village dans les montagnes me fait de l’oeil. Ses maisons bleues m’intriguent.

On me confie qu’à l’époque des premiers explorateurs venant visiter le village, étaient intrigués par les maisons bleues, colorées par les femmes. Ingénieuses, elles ont décidé de peindre de différentes nuances de bleu, la plupart des maisons blanchies à la chaux, pour développer l’économie du village. Cela donne un charme fou à la médina. ChefChaouen est aujourd’hui inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

 Je souhaite m’éloigner des lieux touristiques et visiter les environs du village, dans le Rif, où gorges, grottes, rivières, forêts de cèdres, pins font mon bonheur. Décidément, je me sens toute petite face à la grandeur de la nature. 

Mon départ est retardé par l’annulation de mon vol, le 14 mars. C’est le début du confinement, les frontières commencent une à une à fermer. J’ai la chance d’être  logée à Casa quelques jours le temps de trouver une solution pour rentrer. Malgré l’incertitude, le stress, essayons de profiter …

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La source du bonheur

By | Explorations, Hors de nos frontières

Det kolde gys ou le frisson froid !

Aujourd’hui on parle beaucoup de la course au bonheur, mais le bonheur ne résume t’il pas aux petites choses du quotidien que nous faisons, par le bien être ; par une séance au sauna par exemple. C’est ce que l’association danoise « Des Kolde Gys » propose à ces adhérents.

Petit retour en arrière !

En me baladant le long de la plage à Amager Ost, à l’est de la capitale en mars 2017, je tombais sur des danois entrain de se baigner, tout nus ! Je les voyaient ensuite disparaitre dans ces cabanons bleus …

Une fois mon séjour fini, rentrée en France, ce lieu atypique et original m’obsédait. Je décide d’y retourner plusieurs fois dans l’année pour voir l’évolution selon les saisons.

J’aime aller là ou les gens ne pensent pas aller, j’aime découvrir des lieux originaux, comprendre les traditions dans les pays que je visite. C’est une source essentielle pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Mes voyages me permettent de mettre l’accent sur des traditions, mais aussi d’observer ces paysages magnifiques que nous sommes en train de détruire.

Ce qu’il faut savoir c’est que, contrairement aux français, qui voient toujours le verre à moitié plein et relativement pessimistes, les Danois ont basé la notion de bonheur, sur des critères de bien être et d’altérité. D’ailleurs le froid les obligent à un retour sur soi, comme « le hygge » qui prend tout son sens ici. Aussi, les journées sont courtes, ce pays est plongé pendant des mois dans l’obscurité, ce qui peut entraîner des petites chutes dépressives. Ils ont donc besoin de chaleur et surtout humaine. C’est ce qu’on appelle « The Scandinav paradox ».

C’est dans cette lignée que l’association « Des Kolde Gys » (le frisson froid) s’est créée. Dans un esprit convivial et solidaire, les adhérents se retrouvent lors de longues journées d’hiver. Le but étant de se réunir pour partager un moment convivial et prendre un shoot de chaleur du 1er Octobre au 30 Avril. Chaque année ce lieu réuni près de 6 000 adhérents, un havre de paix pour ces Danois, à la recherche d’un lieu paisible. C’est ce que m’explique l’un d’entre eux dont je croise le regard. «Ce lieu me permet de me détendre, j’y vais quasi tous les soirs de la semaine pour évacuer le stress accumulé pendant ma journée de travail et me ressourcer». En hiver, les adhérents peuvent se baigner dans l’eau glacée pour ensuite prendre un shoot de chaleur dans les saunas (les cabanes bleues), mis à disposition.

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Les pêcheurs de Sicile

By | Explorations, Hors de nos frontières

Tradition Sicilienne

Le poisson et les fruits de mer, font partie des spécialités culinaires de la Sicile. Des sardines à la langouste, en passant par l’espadon, je ne pouvais passer à côté. 

Premier stop, Mazara Del Vallo, ville historique et haut lieu de la pêche Sicilienne. Je tombe sur Antoine. Tous les jours, il part à l’aube pour pêcher l’espadon, qu’il revend ensuite aux grossistes pour se faire un peu d’argent. Il lui arrive de partir en mer le soir avec son fils et de dormir à bord, après avoir lâché ses filets. Il me confit qu’à chaque relève de filets, il ramasse du plastique, qui habite les océans maintenant. Je tombe ensuite sur Robertino, en train de donner un petit coup de neuf à son bateau. Tous les matins, il se lève pour pêcher la langouste. Vito, quand à lui, pêche la daurade.

Deuxième stop, Trapani à l’ouest, sur la pointe occidentale de l’île. Je me lève tôt pour aller au marché aux poissons qui se tient au port. Les pêcheurs viennent d’amarrer, la foule se précipite pour voir le poisson frais. La pêche, une affaire de famille. Nino aide, son père et son oncle pour vendre le poisson sur le marché.

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Association FDFA

By | Collaborations, Rencontres

Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir

Qui a dit qu’une femme avec une différence ne pouvait pas atteindre ses objectifs, ses rêves, relever des challenges ?!

Dans le cadre de l’association FDFA, qui lutte contre les discriminations envers les femmes en situation de handicap, j’ai participé le 14 mars dernier, au colloque sur le thème du sport, des femmes en situation de handicap et de l’empowerment. Tout au long de la journée, des sportifs, professionnels dans le domaine, se sont penchés sur la question. Marie-Amélie Le Fur, marraine de l’événement et triple championne paralympique, ainsi que toutes les sportives présentes, nous parlent du sport comme vecteur d’épanouissement personnel.

Voici des extraits de leurs témoignages :

« Ca m’a donné confiance en moi, j’ai pas peur de ce que je suis, j’ai pas honte de ce que je suis, car le sport me donne confiance » – Marie-Amélie Le Fur.

« Le sport m’a permis de viser les étoiles quand bien même je pensais que c’était impossible » – Hayette Djennane, championne de France d’Handisport de parachutisme.

« Une sensation de liberté et de possibilités incroyables » – Anaëlle Le Blevec, médaille d’or d’Handisurf en 2017.

« Une pratique sportive régulière était nécessaire pour m’échapper des conflits familiaux et violents du foyer », Aurélie Flages, danseuse et adhérente de FDFA.

Je peins pour mon combat

By | Rencontres, Un visage, une histoire

L'Art de la liberté

Portrait d’Ismail Yildirim, artiste peintre et réfugié politique Turc.

A travers son art, ses peintures et sculptures, il exprime une vraie douleur, celle d’un homme, emprisonné dans son propre pays. C’est par le biais de la création, qu’il essaye de cicatriser les blessures de son passé et qu’il souhaite laisser une trace de son histoire.

Regard méfiant, après plusieurs entrevues, il se laisse aller à la confidence. Il veut retranscrire une réalité, sa propre réalité sur les souffrances qu’il a subies et celles des Hommes, qui, à la suite des conflits au Moyen-Orient, ont fui leur pays. La question migratoire, Ismail l’illustre par de forts symboles comme l’oiseau, ou Pietà, la vierge de pitié, figure emblématique.

Retour sur la naissance d'un artiste

Ismail grandit en Anatolie en Turquie où il réalise ses premières oeuvres. Il peint les vignobles et les champs de tournesol aux alentours de son village. Déjà, il rêve de travailler de son art. A 15 ans, réussissant le concours des Beaux Arts, il s’installe à Istanbul. En 1971, à la suite des soulèvements entre l’extrême gauche et l’extrême droite, la capitale subit son deuxième coup d’état militaire. Il rejoint à ce moment là «L’armée Libération, peuple de la Turquie» , mouvement clandestin ; ce qui lui vaudra une condamnation en 1975. Il sera relâché quatre ans plus tard. C’est en 1980, avec un nouveau coup d’état, qu’il décide de s’enfuir et quitter définitivement la Turquie.

Il traverse la Syrie et se réfugie au Liban. Il y retrouve Yilmaz Guney, son ami cinéaste. Ils arrivent en France en 1982. Ils collaborent ensemble sur le film «YOL», qui gagnera la palme d’or à Cannes, puis «LE MUR» en 1983. A la suite de ces deux films, son ami décède brutalement. Il abandonne le cinéma pour se consacrer pleinement à sa carrière de peintre sculpteur. Il travaille d’abord comme sérigraphe pour Jean-Michel Folon, Victor Vasarely entre autre, puis devient professionnel en 1984. 

A plusieurs reprises je suis rentré dans la toile

J’observe attentivement son regard. Discrètement, il se met à l’oeuvre, ses traits sont francs et instinctifs. Il commence une toile de son nouveau thème ; le déplacement, message de colère et de révolte. La peinture qu’il jette sur la toile est sa façon d’extérioriser ses émotions. Les goutes de peinture glissent le long de la toile comme les larmes contenues dans son âme et celles de ses confrères. Chaque toile est pour lui un éternel recommencement. Il aime travailler le bois. L’utilisation des vieux troncs, parfois pourris et déracinés, est sa façon d’exprimer son déracinement et les traces qui l’ont marquées et le marqueront à vie. 

Ismail Yildirim, auteur de « femme debout », « champ de coquelicot », « ma soeur ». http://www.ismail-yildirim.com/

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Cambodge, Témoin sous silence

By | Explorations, Hors de nos frontières

Petit retour en arrière sur le régime des Khmers rouges; qui après 39 ans, a été reconnu par les autorités, comme crime contre l’humanité en Novembre dernier.

Le chef des Khmers rouges Pol Pot, imposa sa dictature ayant pour idéologie la constitution d’une société sans classes sociales de 1975 à 1979. Toutes les différences nationales, ethniques, religieuses, politiques, artistiques et culturelles, étaient condamnables et devaient disparaitre. En quatre ans, Il causa la mort de plus d’un tiers de la population Cambodgienne, soit 1,7 millions de personnes. Le régime s’est éteint lors de l’invasion Vietnamienne, déclenchant une guerre civile dans le pays.

Il faut attendre les années 2000 pour que l’ONU s’y intéresse. En parrainant le tribunal international, les crimes des Khmers rouges ont été jugés, mais les procédures ne visaient qu’une petite partie des personnes responsables.

Ce n’est qu’en Novembre dernier que les derniers responsables, deux dirigeants, Nuon Chea, âgé de 92 ans et Khieu Samphan, âgé de 87 ans, ont été jugés coupables et que cet acte de barbarie, a été reconnu comme génocide ; génocide retenu contre les actions à l’encontre des Vietnamiens et autres minorités religieuses. Pendant le tribunal, des témoins dévoilent la cruauté du génocide ; décapitations, viols, cannibalisme ; âmes sensibles s’abstenir.

Aujourd’hui, ce massacre et ses brutalités, ont laissé un pays meurtri avec de nombreux orphelins. Plus de la majorité de la population à moins de 30 ans. En 2016, je réalise mon premier voyage, direction le Cambodge. Pendant quatre semaines je vais travailler avec des enfants de parents Cambodgiens et Vietnamiens, venus aider le Cambodge sous le régime des Khmers rouges.

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