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Hors de nos frontières

La source du bonheur

By | Hors de nos frontières, Reportages

Det kolde gys ou le frisson froid !

 

Aujourd’hui on parle beaucoup de la course au bonheur, mais le bonheur ne résume t’il pas aux petites choses du quotidien que nous faisons, par le bien être ; par une séance au sauna par exemple. C’est ce que l’association danoise « Des Kolde Gys » propose à ces adhérents.

Petit retour en arrière !

En me baladant le long de la plage à Amager Ost, à l’est de la capitale en mars 2017, je tombais sur des danois entrain de se baigner, tout nus ! Je les voyaient ensuite disparaitre dans ces cabanons bleus …

Une fois mon séjour fini, rentrée en France, ce lieu atypique et original m’obsédait. Je me suis documentée pour comprendre pourquoi les danois s’infligeaient de se  baigner dans une eau gelée.

J’aime aller là ou les gens ne pensent pas aller, j’aime découvrir des lieux originaux, comprendre les traditions dans les pays que je visite. C’est une source essentielle pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Mes voyages me permettent de mettre l’accent sur des traditions, mais aussi d’observer ces paysages magnifiques que nous sommes en train de détruire.

Bref, je retourne en septembre dernier à Copenhague pour voir une amie. Il fallait que je comprenne et que j’immortalise ce lieu en photos.

Ce qu’il faut savoir c’est que, contrairement aux français, qui voient toujours le verre à moitié plein et relativement pessimistes, les Danois ont basé la notion de bonheur, sur des critères de bien être et d’altérité. D’ailleurs le froid les obligent à un retour sur soi, comme « le hygge » qui prend tout son sens ici. Aussi, les journées sont courtes, ce pays est plongé pendant des mois dans l’obscurité, ce qui peut entraîner des petites chutes dépressives. Ils ont donc besoin de chaleur et surtout humaine. C’est ce qu’on appelle « The Scandinav paradox ».

C’est dans cette lignée que l’association « Des Kolde Gys » (le frisson froid) s’est créée. Dans un esprit convivial et solidaire, les adhérents se retrouvent lors de longues journées d’hiver. Le but étant de se réunir pour partager un moment convivial et prendre un shoot de chaleur du 1er Octobre au 30 Avril. Chaque année ce lieu réuni près de 6 000 adhérents, un havre de paix pour ces Danois, à la recherche d’un lieu paisible. C’est ce que m’explique l’un d’entre eux dont je croise le regard. «Ce lieu me permet de me détendre, j’y vais quasi tous les soirs de la semaine pour évacuer le stress accumulé pendant ma journée de travail et me ressourcer». En hiver, les adhérents peuvent se baigner dans l’eau glacée pour ensuite prendre un shoot de chaleur dans les saunas (les cabanes bleues), mis à disposition.

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Les pêcheurs de Sicile

By | Hors de nos frontières, Reportages

Tradition Sicilienne

Le poisson et les fruits de mer, font partie des spécialités culinaires de la Sicile. Des sardines à la langouste, en passant par l’espadon, je ne pouvais passer à côté. 

Premier stop, Mazara Del Vallo, ville historique et haut lieu de la pêche Sicilienne. Je tombe sur Antoine. Tous les jours, il part à l’aube pour pêcher l’espadon, qu’il revend ensuite aux grossistes pour se faire un peu d’argent. Il lui arrive de partir en mer le soir avec son fils et de dormir à bord, après avoir lâché ses filets. Il me confit qu’à chaque relève de filets, il ramasse du plastique, qui habite les océans maintenant. Je tombe ensuite sur Robertino, en train de donner un petit coup de neuf à son bateau. Tous les matins, il se lève pour pêcher la langouste. Vito, quand à lui, pêche la daurade.

Deuxième stop, Trapani à l’ouest, sur la pointe occidentale de l’île. Je me lève tôt pour aller au marché aux poissons qui se tient au port. Les pêcheurs viennent d’amarrer, la foule se précipite pour voir le poisson frais. La pêche, une affaire de famille. Nino aide, son père et son oncle pour vendre le poisson sur le marché.

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Cambodge, Témoin sous silence

By | Hors de nos frontières, Reportages

Petit retour en arrière sur le régime des Khmers rouges; qui après 39 ans, a été reconnu par les autorités, comme crime contre l’humanité en Novembre dernier.

Le chef des Khmers rouges Pol Pot, imposa sa dictature ayant pour idéologie la constitution d’une société sans classes sociales de 1975 à 1979. Toutes les différences nationales, ethniques, religieuses, politiques, artistiques et culturelles, étaient condamnables et devaient disparaitre. En quatre ans, Il causa la mort de plus d’un tiers de la population Cambodgienne, soit 1,7 millions de personnes. Le régime s’est éteint lors de l’invasion Vietnamienne, déclenchant une guerre civile dans le pays.

Il faut attendre les années 2000 pour que l’ONU s’y intéresse. En parrainant le tribunal international, les crimes des Khmers rouges ont été jugés, mais les procédures ne visaient qu’une petite partie des personnes responsables.

Ce n’est qu’en Novembre dernier que les derniers responsables, deux dirigeants, Nuon Chea, âgé de 92 ans et Khieu Samphan, âgé de 87 ans, ont été jugés coupables et que cet acte de barbarie, a été reconnu comme génocide ; génocide retenu contre les actions à l’encontre des Vietnamiens et autres minorités religieuses. Pendant le tribunal, des témoins dévoilent la cruauté du génocide ; décapitations, viols, cannibalisme ; âmes sensibles s’abstenir.

Aujourd’hui, ce massacre et ses brutalités, ont laissé un pays meurtri avec de nombreux orphelins. Plus de la majorité de la population à moins de 30 ans. En 2016, je réalise mon premier voyage, direction le Cambodge. Pendant quatre semaines je vais travailler avec des enfants de parents Cambodgiens et Vietnamiens, venus aider le Cambodge sous le régime des Khmers rouges.

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Afrique du Sud, Etat des lieux

By | Hors de nos frontières, Reportages

Sur les routes, du Nord Est au Sud Ouest, je tente de comprendre la situation de ces hommes, laissés à l’abandon par le gouvernement Sud Africain. Je suis impressionnée par le calme et la modestie lorsqu’ils me parlent des violences subies il y a moins de trente ans. Retour sur ce pays aux mille visages, qui malgré son potentiel énorme, reste très contrasté. 

24 ans après la fin de l’Apartheid, le constat reste le même ; malgré la présidence de Mandela au pouvoir, le chemin vers la liberté reste lointain. Les disparités entre une population très occidentalisée et celle rurale sont telles que les questions liées à l’éducation et aux opportunités économiques, subsistent toujours. Pour info, l’Afrique du Sud reste un des pays les moins avancés sur l’éducation avec toujours 80 % des collégiens qui ne savent pas lire. Aussi, alors que l’économie devrait répondre aux besoins de la population rurale et tenir compte du nombre élevé de personnes vivant dans la pauvreté la plus extrême, je vois bien que les opportunités économiques comme l’emploi, l’eau, les services de santé et les infrastructures restent très minimes dans les régions reculées du pays. 

Tous comme les différences climatiques d’un état à un autre, les écarts de niveaux de vie se creusent au fur et à mesure de ma traversée à travers le pays. Le passé a laissé des séquelles. Dans les villes, la cohabitation entre les noirs et les blancs m’interpelle. Pendant que les blancs travaillent dans de hauts buildings, les noirs mendient, font des boulots ingrats, se créent même du travail eux même pour gagner quelques rands. L’accessibilité au travail et à l’école est misérable dans les campagnes.  Sur le bord de la route, j’aperçois des Hommes, qui tous les jours à pied font des kilomètres pour aller travailler ou étudier.

Malgré tout, une petite population reprend le contrôle en construisant des structures syndicales et associatives pour aider les plus démunis. J’ai fait la rencontre de l’association Thanda, qui depuis 2008, lutte pour l’égalité des chances de tous ces hommes. Elle me raconte qu’elle est à l’initiative de nombreux projets éducatifs et artistiques, encourageant l’accompagnement d’une partie de la population rurale du KwaZulu-Natal (province côtière au sud est du pays). «Le développement de la créativité est un enjeu majeur pour nous». Thanda intervient pour ceux qui, du fait d’une surcharge en école publique, ne peuvent aller à l’école. L’éducation est bâtie sur des valeurs solides comme le respect mutuel, l’entente et l’empathie qui sont importantes d’enseigner à tous ces enfants. Ne serait-ce pas un premier « step » pour leur permettre un avenir plus paisible ?

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Le bonheur à la Danoise

By | Hors de nos frontières, Reportages

D’après plusieurs classements, le Danemark serait le deuxième pays où les gens sont les plus heureux ; Info ? Intox ?  je suis donc allée vérifier. Mon premier voyage là-bas, m’avait laissé un petit goût amer, c’était lors des attentats. Mais n’aimant pas rester sur ma faim, me voici à l’aéroport, direction Copenhague.

A première vue, le moral n’est pas au beau fixe, comme le temps d’ailleurs ; sûrement la vague de froid, envahissant l’Europe depuis une semaine (oui c’était en mars dernier).

Dans les ruelles de ses quartiers aux caractères bien trempés par la neige, je pars à la redécouverte de cette capitale européenne, en avance sur son temps, ayant bien intégré la notion du « vivre ensemble ». Bon ok, ils ne font pas les choses à moitié, ils se baignent nus dans une eau glacée. J’en ai des frissons d’ailleurs … Et si c’était ça la source de leur bonheur ?! 🙂

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